Salut, c'est Lucien !
Etant de passage en Normandie pour un week-end photos des plages du débarquement, je me retrouve missionné par notre chère camarade Dame d'Arthor. Et oui, alors que j'étais bien perdu dans les landes normandes à cause de plusieurs déviations suite aux intempéries de la veille, voilà que je reçois une notification mobile d'un nouveau mail de notre amie : elle a de nouveau fait un rêve étrange d'un événement du passé ! C'est donc dans la petite commune de Maisons, totalement perdue au coeur du Calvados (comme si j'étais déjà pas assez perdu...) que je me retrouve face à un magnifique lavoir lui aussi victime de la montée des eaux. Et ce sublime lavoir seul au beau milieu de la campagne a une curieuse histoire, histoire narrée par notre amie Dame d'Arthor dans le mail que je vous copie-colle ici :
"Coucou Lucien !
Comment vas-tu ? J'espère que ce sale temps ne te gâche pas trop ton week-end photos... Moi je me sens un peu étrange mais je te rassure, rien de méchant : le moral est bon et la santé ne me fait pas de mauvais coup ! Non, là c'est assez étrange, je sors d'un rêve que je n'arrive pas à comprendre. Tu sais, d'habitude lorsque je rêve du passé, mes visions sont toutes claires du début à la fin de l'événement que je rêve. Tout est toujours très précis mais là... non, ça semble être "perturbé" . J'arrive à peu près à comprendre la situation mais la fin... bon, je vais t'écrire tout ce que j'ai vu, tu verras par toi-même :
"Il était une fois
il y a fort longtemps, un homme et une femme se retrouvaient en secret au coeur de la nuit devant un lavoir afin de profiter de leur bel amour. Ils chantaient, dansaient, récitaient des poèmes, s'embrassaient, se confessaient et vivaient le temps d'une lune. J'ignore pourquoi ils se cachaient pour se voir mais cela semblait important pour eux. Ils étaient un couple nocturne qui ne vivait que de retrouvailles sélénites. Je pense qu'ils auraient pu continuer ainsi longtemps car ils étaient si heureux ! Toutefois, une promesse avait été scellée au sujet de ces retrouvailles :
Jamais, O jamais ! ils devaient se retrouver ici un soir de pleine lune
C'était la curieuse demande de l'amant que sa compagne accepta de respecter.
Puis vint un soir.
Un soir, où les nuages étaient si ténébreux, l'homme arriva en avance devant le lavoir, son amante n'était pas encore arrivée. Il commença à allumer les bougies sur les murets du lavoir comme à son habitude. Il venait toujours en avance pour s'assurer qu'il n'y avait personne et pour préparer les bougies ainsi que le repas sous l'abri du lavoir. Mais au fur et à mesure qu'il allumait les bougies, il sentit son sang soudainement bouillir. "Non, non, non !! Pourtant la lune..." se plaignait-il. Puis il sortit de l'abri afin de voir comment était le ciel. Rapidement, il comprit ce qu'il redoutait le plus : La pleine lune se dessinait au travers d'une timide fissure du ciel nuageux. Trompé par une voûte céleste masquée, le malheureux comprit très vite ce qui allait se passer. Il se précipita dans l'abri du lavoir qu'il referma derrière lui, mais malgré lui, il était impossible de fermer la grille à clé... Il hurla donc aussi fort que possible dans l'espoir que sa dulcinée prenne peur en entendant ses hurlements au lointain et ne vienne pas. Mais il était déjà trop tard
"Mon amour, est-ce toi que j'entends ?"
Et c'est la que l'histoire se trouble.
Seul le ciel trompeur demeure témoin.
Là, pour moi, le rêve sombre dans sa propre folie :
J'entends des cris
J'entends des joies
J'entends des pleurs
J'entends des rires
J'entends des lamentations
J'entends des exclamations
J'entends des supplications
Mais je vois surtout une grille entre tout ça,
une grille qu'on ne peut pas fermer à clé et qu'il ne faut surtout pas ouvrir en cette mystérieuse nuit de pleine lune !
J'entends un râle...
Un aboiement final...
Et puis...
Et puis plus rien...
Tout ce que je vois après cette nuit, c'est un lavoir solitaire depuis des décennies... Non, depuis bien plus longtemps. Sa grille est depuis fermée à jamais. Elle qui n'avait aucune clé n'a plus jamais été ouverte. Et seul le ciel restera à jamais témoin de cette nuit-là."
Voilà l'histoire et je ne sais toujours pas quoi en penser après te l'avoir retranscrite. Je te laisse libre cours à tes pensées !
A la prochaine :)"
Eh ben, manifestement je ne suis pas le seul à m'être fait avoir par le mauvais temps ! Bon, moi je ne suis pas doué pour deviner des trucs mais je dois être honnête, cette histoire me fait un peu peur, dommage qu'elle soit rattachée à un lieu si jolie...
Sur ce, camarade géocacheur, je vous laisse trouver la cache liée à cet énigmatique récit, la cache sera entre un muret et un poteau, enlacée dans le lierre.
Bonne géochasse !
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"She should not lock the open door!
Fullmoon is on the sky and he's not a man anymore.
She sees the change in him but can't,
see what became out of her man."
Fullmoon - Sonata Arctica