Selon l'inventaire forestier national (2006-2011)2, la forêt en France métropolitaine couvre 17 millions d'hectares soit 170 000 km2. Cela correspond à un taux de boisement de 29,7 % du territoire3 proche du taux mondial et qui est en progression. Elle comprend 136 espèces d'arbres4. Dans les départements d'outre-mer, les chiffres diffèrent selon les sources (Ministère de l'Agriculture, DAAF) mais on peut avancer ces chiffres5 : la Guyane compte près de 83 000 km2 de forêt amazonienne, soit 96 % de sa superficie ; La Réunion : 1 370 km26 de forêts (53 % de sa superficie) ; la Martinique : 490 km2 de forêts (46 % de sa superficie) ; Mayotte : 140 km2 de forêts (37 % de sa superficie) ; la Guadeloupe : 640 km2 de forêts (39 % de sa superficie). Au total, la France métropolitaine et les DROM comptent donc 246 640 km2 de forêts diverses, soit 36,76 % de la superficie totale du pays (environ 670 922 km2). En métropole, depuis le xixe siècle et après une longue période de régression, la surface forestière7 regagne du terrain (+ 6 millions d'hectares de 1912 à 20128,9, progressant de 0,7 % par an, principalement en région méditerranéenne et en Bretagne1), mais alors que le bocage a beaucoup régressé et que la récolte de bois augmentait (passée de 24 millions de mètres cubes en 1908 à 54 millions de mètres cubes en 20099). L'effort de reboisement a bénéficié d'un contexte d'intensification de l'agriculture et de déprise agricole en basse montagne. Malgré le développement urbain et des infrastructures, l'abandon de la traction hippomobile, la délocalisation de certaines productions et l'industrialisation ont libéré des surfaces importantes de terres agricoles. Cette forêt a souffert des tempêtes des 26 et 27 décembre 1999, qui ont abattu l'équivalent de sept années de récolte10 et de la tempête de janvier 200911. La forêt française représente 10 % de la surface boisée européenne (4e position derrière la Suède, la Finlande et l'Espagne respectivement dotées de 27, 22 et 18 millions d'hectares environ (selon la FAO).